8 Mars 2016 – SOIRÉE-DEBAT : Genre, Corps, Santé & RésistanceS

19h30

La soirée s’organisera autour de 3 table-rondes.

Pas d’introduction de type « cours magistral » mais 3 sujets de discussion qui seront amorcés par 3 ou 4 personnes (choisiEs pour parler à la première personne : éclairer le sujet à partir de leurs analyses, issues de leurs expériences propres) dans un échange de 30 min qui s’élargira ensuite à l’ensemble de la salle pendant, environ, 30 minutes.

Le programme détaillé est ici

Tableau #1 : Précarité et accès à la santé

Les causes de l’accès inégal à la santé pour les femmes et les minorités de genre (et encore plus pour certainEs) sont multiples. L’exclusion sociale et politique nous précarisent : coûts des soins, offres de services de qualité, existence de lieux safe et accessibles… Nous échangerons ici autour des réalités économiques de nos corps et nos identités  : quelles sont les conséquences économiques des discriminations et violences que nous vivons ? Et vice versa…

Premières pistes de réflexions…

  • L’accès à la santé dans les quartiers populaires, racisme et violences dans les institutions médicales.
  • Précarités Trans : les conséquences économiques de la transphobie.
  • Travail du sexe et précarité féminine. Stigma, mise en danger et précarité.
  • Sida, conséquences d’une invisibilisation genrée
  • Et d’autres thèmes à venir.

Tableau #2 : Les enjeux politiques des normes sociales sur noS corpS

Nos corps n’existent pas. Au-delà des possibilités esthétiques extrêmement restreintes qui s’offrent à nous, c’est une injonction au contrôle de nous-mêmes, par nous-mêmes, qui est distillé en permanence. Psychiatrisés, médicalisés, criminalisés, dépréciés, nos corps réels sont niés. Objets de violences, ces corps sont pourtant des sujets, produits de nos histoires : ils ont besoin de soins et peuvent devenir des armes.

Premières pistes de réflexions…

  • Violences grossophobes structurelles du corps médical
  • Violences sexuelles aux abords des blocs opératoires
  • Esthétiser le contrôle par les femmes elles-mêmes de leur corps : conséquences politiques et psychologiques des normes de beautés dominantes sur les femmes.
  • Qui a le droit de se reproduire ? Qu’est-ce que les limites/injonctions/violences (interdiction ou obligation de reproduction : droit à l’avortement et accès à la contraception, stérilisations imposées aux personnes trans, droit à la PMA, adoption et reconnaissance légale de toutes les familles, etc…) légales en terme de politique de la reproduction nous disent de la société ?
  • Normes de race, normes de genre : l’intégration par le corps.
  • La chirurgie esthétique et réparatrice : un outil, une pression, un privilège ? Réparer les corps pour réparer les âmes ? Quels rôles des médecines dites « réparatrices » ?
  • Concurrences féminines ou solidarités féministes par et pour nos corps.
  • Que font les normes heterosexistes  aux corps et aux identités trans et intersexes, avec la complicité du pouvoir bio-médical et de l’état ?

Tableau #3 : Nos corpS, nos savoirS

Toute répression, tout rapport de domination social produit des résistances. Nous sommes nombreuSESx à mettre en place des stratégies de protection ou de combat face à ces violences directes ou indirectes des institutions et/ou des hommes cis. Ces initiatives ne sont pas de simples grains de sables : elles ont une histoire, sont politiques et contribuent à nous faire prendre conscience de nos puissances.

Premières pistes de réflexion…

  • Quelles réponses collectives/individuelles et politiques met-on en place ?
  • Comment dans un système hétéronormatif qui ne veut pas de notre projet de vie, de notre sexualité, de notre reproduction, vous arrivez à faire faire exister des résistances concrètes ?
  • Quelle expertise communautaire peut être mise en place ? Quelles réponses à apporter quand on les trouve nulle part ?
  • Pourquoi la mise en place de réponses communautaires peine dans certaines espaces, quels sont les freins ?

au CICP

(Centre International des Cultures Populaires)

21 ter, rue Voltaire, Paris 11°

NB : Cette soirée sera ouverte à touTEs mais, le lieu comme la parole sera accessible en priorité aux femmes et aux minorités de genre. 

 

 

 

 

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A propos mwasicollectif

Nous sommes un collectif Afroféministe créé en 2014 par un groupe d’Africaines et Afrodescendantes noires qui ressentaient le besoin de fédérer, d’échanger et de s’exprimer sur les questions liées aux Femmes Noires. Ce collectif est non mixte car nous pensons être les mieux placées pour saisir les armes de notre émancipation. MWASI n’est ni contre les Hommes ni contre les autres groupes ethno-raciaux. En effet, ils pourront se joindre à nos actions en tant qu’Allié.e.s après concertation des membres du collectif.